Bonjour toi,
Depuis quelque temps, j’ai envie de revoir un peu ma façon de manger.
Pas de régime drastique, pas de liste interminable d’aliments interdits et surtout pas l’envie de me priver pendant quelques semaines avant de tout abandonner.
J’ai plutôt envie de parler de rééquilibrage alimentaire.
Pour moi, l’idée est assez simple : apprendre à manger différemment, retrouver de bonnes habitudes et surtout réussir à les garder sur le long terme.
Parce que soyons honnêtes : faire attention à son alimentation pendant trois jours, c’est plutôt facile.
Le véritable défi, c’est de réussir à continuer dans trois semaines, dans trois mois et même lorsque la motivation n’est plus là.
Alors aujourd’hui, je te partage les petites choses que j’essaie de mettre en place dans mon quotidien.
Avant tout : je ne cherche pas la perfection
C’est probablement la première chose que j’ai envie de dire. Quand on commence à vouloir mieux manger, on peut rapidement tomber dans le piège du « tout ou rien ». On mange parfaitement toute la journée, puis on mange une pizza le soir et on a l’impression d’avoir complètement raté sa journée. Alors qu’en réalité… ce n’est qu’une pizza. Et heureusement ! Je n’ai pas envie de supprimer les restaurants, les pâtisseries, le chocolat ou les repas qui font plaisir.
J’ai simplement envie que ces moments restent des plaisirs, et qu’ils s’intègrent dans une alimentation globalement équilibrée. Pour moi, le rééquilibrage alimentaire doit pouvoir s’adapter à la vraie vie.
1. Revenir à des repas simples

Je me suis rendu compte que je n’avais pas besoin de recettes compliquées pour mieux manger.
Au contraire, j’essaie de revenir à des repas assez simples.
Une source de protéines, des légumes, un féculent et éventuellement un petit dessert ou un fruit.
Par exemple :
Poulet + pommes de terre + haricots verts
ou
Steak haché + riz + courgettes
ou encore
Wrap poulet, salade, tomate, maïs et sauce au yaourt.
Ce sont des repas faciles à préparer et surtout faciles à refaire.
Et je pense que c’est justement ce qui permet de tenir.
2. Préparer mes repas à l’avance
C’est probablement l’une des habitudes qui m’aide le plus.
Parce que soyons honnêtes : quand on rentre fatiguée et qu’on n’a absolument aucune idée de ce qu’on va manger, la solution la plus simple est souvent de commander quelque chose ou de manger n’importe quoi.
Alors j’essaie de prévoir mes repas de la semaine.
Je regarde ce que j’ai déjà dans mes placards et mon réfrigérateur, puis je prépare mon menu.
Pas besoin de prévoir chaque gramme de nourriture pour les sept prochains jours.
L’objectif est simplement de savoir :
« Qu’est-ce que je vais manger cette semaine ? »
Et ça change énormément de choses.
D’ailleurs, je partage régulièrement mes menus de la semaine sur le blog, parce que c’est une habitude que j’aime vraiment avoir. tu peux les retrouver ici, ou rendez vous chaque dimanche sur le blog.
3. Ne plus négliger mon petit déjeuner

Pendant longtemps, le petit déjeuner pouvait être un peu… aléatoire.
Et puis j’ai commencé à chercher des idées qui puissent être rapides, gourmandes et suffisamment rassasiantes.
C’est comme ça que j’ai notamment redécouvert le bolcake.
Des flocons d’avoine, du skyr, un œuf, un peu de farine et quelques morceaux de chocolat… quelques minutes au micro-ondes et c’est prêt. La recette est juste ici.
Et surtout, ça me permet de commencer la journée avec quelque chose qui me plaît.
Parce que pour moi, mieux manger ne doit pas vouloir dire manger triste.
4. Garder les aliments que j’aime
C’est peut-être paradoxal, mais je pense que c’est indispensable pour tenir.
Si je décide du jour au lendemain : « Plus jamais de chocolat. Plus jamais de restaurant. Plus jamais de dessert. » Je sais très bien que ça ne fonctionnera pas. Je préfère donc garder les aliments que j’aime et apprendre à leur faire une place.
J’adore le chocolat ?
Alors je peux en manger.
J’ai envie d’une pâtisserie ?
Je peux en profiter.
Je vais au restaurant ?
Je profite de mon repas.
Le but n’est pas de culpabiliser après avoir mangé quelque chose de gourmand.
Le but est de trouver un équilibre.
5. Penser davantage à boire de l’eau
C’est une petite chose toute simple, mais que je peux facilement oublier.
J’essaie donc d’avoir une bouteille d’eau à proximité pendant la journée.
Je ne cherche pas à me forcer à boire des litres et des litres d’eau.
Simplement à penser davantage à boire régulièrement.
Et finalement, ce sont souvent ces petites habitudes qui s’additionnent et font la différence.
6. Prévoir des petites choses quand j’ai faim
Je pense que c’est important de ne pas attendre d’avoir une faim énorme pour manger.
Sinon, on finit facilement par se jeter sur le premier paquet de biscuits que l’on trouve. 😂
Alors j’essaie d’avoir quelques options faciles à disposition :
- un fruit ;
- un yaourt ou du skyr ;
- une poignée de fruits à coque ;
- une compote ;
- ou simplement quelque chose qui me fait envie et qui peut trouver sa place dans ma journée.
L’objectif n’est pas de ne jamais avoir faim, mais plutôt d’apprendre à écouter davantage cette faim.
7. Apprendre à composer mon assiette
Je ne veux pas passer ma vie à peser chaque aliment.
Mais j’aime avoir une petite idée de ce que devrait contenir un repas équilibré.
J’essaie donc de penser à :

Des légumes
pour apporter de la variété au repas.
Une source de protéines
comme le poulet, les œufs, la viande, les légumineuses…
Un féculent
riz, pâtes, pommes de terre, semoule, pain…
Et selon le repas, un fruit, un yaourt ou un petit dessert.
Ce n’est pas une règle rigide.
C’est simplement une base qui m’aide à construire mes repas.
8. Continuer mes menus de la semaine
Je crois que je suis devenue assez accro aux menus de la semaine.
Mais je trouve ça tellement pratique.
Le dimanche, j’aime regarder ma semaine et réfléchir à ce que je vais manger.
Ça me permet :
- de faire une liste de courses ;
- d’éviter d’acheter trop de choses ;
- de limiter le gaspillage ;
- de gagner du temps ;
- et surtout de ne pas me demander chaque soir ce que je vais bien pouvoir préparer.
Et puis ça me permet aussi de varier davantage mes repas.
9. Faire mes courses avec une liste
Depuis que j’essaie de mieux organiser mes repas, je trouve que ma liste de courses est devenue beaucoup plus importante. Avant de partir, je regarde ce dont j’ai réellement besoin. Cela m’évite d’acheter énormément de choses « au cas où ». Et surtout, j’essaie de ne pas faire mes courses en ayant une faim de loup.
Parce qu’entre nous…
faire les courses affamée est probablement la meilleure façon de rentrer avec 15 choses qui n’étaient absolument pas prévues.
10. Adapter tout ça à mon travail de nuit
C’est probablement ce qui rend mon organisation un peu différente. Quand on travaille de nuit, les repas ne correspondent pas toujours aux horaires classiques. Je ne vais pas forcément manger à midi simplement parce que l’horloge indique midi. J’essaie davantage de réfléchir à mes repas en fonction de mon rythme de sommeil et de travail. Je prévois ce que je vais manger avant de partir travailler et j’évite autant que possible de me retrouver complètement affamée au milieu de la nuit sans rien avoir prévu.
Et surtout, j’essaie de ne pas culpabiliser parce que mes horaires sont différents. Mon quotidien est différent, donc mon organisation alimentaire doit l’être aussi.
11. Et si je craque ?
Je pense que c’est la partie la plus importante. Il y aura des jours où je mangerai moins équilibré. Des jours où j’aurai envie d’un burger. Des jours où je n’aurai absolument pas envie de cuisiner. Et ce n’est pas grave. Je ne vais pas attendre lundi prochain pour « recommencer ».Je reprends simplement mon alimentation habituelle au repas suivant. Parce qu’un repas ne détruit pas tous les efforts réalisés avant Et inversement, un seul repas parfaitement équilibré ne change pas tout non plus. C’est l’ensemble de nos habitudes qui compte.
Comment réussir à tenir dans le temps ?
C’est probablement la question que je me pose le plus. Et je crois que la réponse est finalement assez simple :
Ne pas vouloir tout changer en même temps.
Si demain je décide de :
- supprimer le sucre ;
- arrêter les restaurants ;
- cuisiner absolument tous mes repas ;
- faire du sport tous les jours ;
- boire trois litres d’eau ;
- compter toutes mes calories ;
- ne manger que des aliments « parfaits »…
Je sais déjà comment ça va finir. Je vais tenir quelques jours et être épuisée. Alors je préfère avancer petit à petit. Cette semaine, je peux commencer par préparer mes repas. La semaine suivante, améliorer mes petits déjeuners. Puis penser davantage à boire. Puis ajouter davantage de légumes. Et progressivement, ces choses deviennent des habitudes.
Mon objectif : mieux manger, pas manger parfaitement
Je crois que c’est finalement la phrase qui résume le mieux ma démarche.
Je ne cherche pas à avoir une alimentation parfaite. Je veux simplement mieux manger qu’avant. Je veux continuer à manger des choses que j’aime. Je veux pouvoir aller au restaurant sans culpabiliser. Je veux pouvoir manger une pâtisserie lorsque j’en ai envie. Je veux découvrir de nouvelles recettes.
Et surtout, je veux que cette façon de manger puisse devenir mon quotidien, et pas quelque chose que je fais pendant quelques semaines.
Parce que si une méthode fonctionne uniquement lorsqu’on est parfaitement motivée, est-ce vraiment une méthode que l’on peut garder toute sa vie ?
Je préfère donc avancer doucement, faire des erreurs, recommencer, tester de nouvelles recettes et surtout ne pas chercher la perfection.
Et toi ?
Si toi aussi tu as envie de reprendre de bonnes habitudes alimentaires, commence peut-être simplement par une seule chose.
Préparer ton menu de la semaine.
Changer ton petit déjeuner.
Ajouter un peu plus de légumes à tes repas.
Ou simplement recommencer à cuisiner davantage.
Pas besoin de tout changer aujourd’hui.
Un petit changement en entraîne souvent un autre.
Et finalement, c’est peut-être ça, le véritable rééquilibrage alimentaire : apprendre à mieux manger sans arrêter de profiter de la vie.
À très vite,
Ophélie — Entre Deux Nuits

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